Bains rituels

© PIcspics - Haiti-71© PIcspics - Haiti-69© PIcspics - Haiti-70© PIcspics - Haiti-74© PIcspics - Haiti-75© PIcspics - Haiti-73© PIcspics -Haiti-224© PIcspics - Haiti-172© PIcspics - Haiti-78© PIcspics - Haiti-80© PIcspics - Haiti-87© PIcspics - Haiti-88© PIcspics - Haiti-174© PIcspics - Haiti-93© PIcspics - Haiti-91© PIcspics - Haiti-92© PIcspics - Haiti-142© PIcspics - Haiti-130© PIcspics - Haiti-98© PIcspics - Haiti-134© PIcspics - Haiti-117© PIcspics - Haiti-140© PIcspics - Haiti-138© PIcspics - Haiti-141© PIcspics - Haiti-90

Ils se prénomment Erzulie, Baron Samedi, Cousin Zaka, Ogou Feray… Ils sont des lwas en créole, des esprits du panthéon vaudou. Ils sont des ponts entre le monde réel et invisible, entre les humains et le Bondye, l'Etre Suprême jugé inaccessible par les vodouïsants. Chaque année en juillet, des milliers d'Haïtiens servent les lwas lors de bains de chance. 

L’alliance entre nudité et ferveur religieuse peut surprendre. Pour le serviteur du lwa, le bain débarrasse de la déveine. A Saut-d'Eau ou Ville-Bonheur, les catholiques rendent culte à la Vierge Marie dont ils croient à une apparition près d'une chute d’eau au siècle dernier. Les vodouïsants se recueillent dans la même chute pour louer Erzulie Dantor, le lwa aquatique de l'amour protecteur maternel. Certains sont en transe, le danse-lwa. Des cierges sont déposés entre les racines d'arbres-reposoirs, demeures des lwas. A la Plaine du Nord, les pèlerins louent Papa Ogou Feray, lwa de la guerre et de la virilité, symbole du combat contre la misère et inspirateur de la révolte des esclaves contre les colons français. Ses adeptes prennent des bains de boue et sacrifient sans ménagement coqs et taureaux. 

La foi renouvelée, les serviteurs des lwas concluent leur pèlerinage à Bord de Mer de Limonade se purifier dans les eaux de l'Atlantique.

Reportage réalisé en juin 2009.