A l’épreuve de la gouvernance

© PIcspics - Haiti-1© PIcspics - Haiti-111© PIcspics - Haiti-2© PIcspics - Haiti-3© PIcspics - Haiti-50© PIcspics - Haiti-65© PIcspics - Haiti-68© PIcspics - Haiti-125© PIcspics - Haiti-53© PIcspics - Haiti-54© PIcspics - Haiti-6© PIcspics - Haiti-66© PIcspics - Haiti-7

En avril 2008, une semaine d'émeutes contre la vie chère embrase Haïti. A coté des aspirations d'une population frappée par l'insécurité alimentaire,  certains s'interrogent sur une instrumentalisation du mouvement par l'ancien président Aristide. La police nationale haïtienne (PNH) est impuissante. Les casques bleus tentent de limiter les débordements. Cinq morts, des centaines de blessés et des destructions massives sont à déplorer. Le gouvernement démissionne. Il sera remplacé au terme d'une procédure parlementaire interminable. 

En mai 2008, tirant les leçons de la crise, à l'académie de police de Port-au-Prince, les casques bleus aident la PNH à monter un exercice de contrôle de foule. La consolidation de lEtat de droit est un exercice fragile. De puissants narco-trafiquants de pays andins utilisent Haïti comme territoire de transit pour acheminer la drogue par avion clandestin sur des pistes de fortune. Le trafic entretient une corruption chronique sur lîle. Indicateur de progrés démocratique, des élections sont organisées régulièrement, parfois dans l'indifférence à linstar des élections sénatoriales partielles d’avril 2009. Aidées des organisations internationales sur place, les autorités locales et nationales s’essayent tant bien que mal à la bonne gouvernance.     

Série réalisée de janvier 2008 à juin 2010.